TÉMOIGNAGES DE SYMPATHIE

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Notez bien:
Tous les messages de sympathie reçus par courriel sont publiés ici et ils
sont également remis à la famille de Gabriel Labbé. 6 avril 2008 Message
publié par Bruno Kowalczyk, auteur d’un livre intitulé « L’harmonica dans
la musique traditionnelle québécoise » (sortie prévue 2008) 28 mars 2008
Message de
sympathie à la famille de Gabriel
Labbé
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de notre neveu Gabriel. Cet être qui est parti avait vécu auprès de vous de bien doux moments qu’il emporte avec lui… espérant que le temps atténuera votre immense chagrin et que les beaux moments resteront jamais gravés dans vos cœurs. Ces oeuvres musicales de répertoire seront un témoin éternel de son talent. En ces heures difficiles, nous souhaitons dire et offrir notre soutien et notre réconfort à toute la famille. Toutes nos pensées vous accompagnent. Nous voulons vous exprimer nos plus sincères condoléances. La famille Henri Labbé , Rimouski 28 mars 2008
Spécialement pour la famille de Gabriel
Labbé,
À l'occasion du décès de Gabriel.
Nous avons connu Gabriel, par l'entremise
de son frère Jean-Louis, et ce, depuis plusieurs années.
Sa musique, ses écrits et ses recherches
font qu'il restera présent parmi nous et qu'il occupera toujours une
place très importante dans le monde du folklore
québécois.
À Thérèse et à Richard, nos plus sincères
condoléances et notre fidèle amitié!
Avec notre meilleur souvenir!
Renée-Jeanne et Gilbert Bernier, Rimouski
25 mars 2008 Gabriel Labbé, un homme attachant et exemplaire J’ai rencontré Gabriel pour la première fois il y a 3 ans à l'occasion des funérailles de son frère Jean-Louis qui était mon beau-frère. Par après, on s’est revu plusieurs fois et c’est ainsi que j’ai peu à peu découvert ses grandes qualités. Chaque fois qu’on se revoyait, il avait toujours quelques anecdotes à me raconter et il me jouait un air d’harmonica. J’étais toujours frappé par sa maigreur et son apparence de fragilité. Il aurait du se plaindre mais pourtant, il me disait à chaque fois qu’il était heureux et satisfait de sa vie. Il se considérait privilégié d’avoir eu une vie si bien remplie. Il me parlait de sa musique, de sa collection de disques, de ses enregistrements sur bandes magnétiques, du hockey et de Maurice Richard. Il avait toujours la tête pleine de projets et il voyait la vie comme une merveilleuse aventure, mais c’est vraiment la naissance de son petit-fils qui a été le point culminant dans sa vie car c’est lui qui a vraiment illuminé les derniers 20 mois de son existence. Je n’avais qu’à demander comment allait le petit ? Et tout de suite son visage s’épanouissait en un large sourire de ravissement. De temps à autres, j’apprenais qu’il avait souffert d’une infection pulmonaire aigue et qu’il avait du être hospitalisé. Pourtant à chaque fois il parvenait à surmonter la maladie. J’en étais venu à croire qu’il était presque increvable et que la mort ne viendrait pas à bout de lui avant encore plusieurs années. C’est pour cela que son décès m’a vraiment pris par surprise et j’ai eu de la misère à croire qu’il était parti. C'était quelqu'un que je n'oublierai jamais, un passionné de la musique et un musicien extrêmement doué. Mais avant tout, il était un être humain exemplaire et attachant comme on en rencontre rarement dans la vie. C’est son courage, sa détermination et son optimisme débordant qui m’ont le plus impressionnés. Ces qualités, il semble qu’il les ait toujours eues car voici ce que son frère Jean-Louis écrivait sur lui, il y a un vingtaine d'années en se remémorant leur enfance: "Je n’ai jamais compris pourquoi, que malgré tous ses problèmes de santé, Gabriel était l’enfant le plus courageux et le plus serein de toute notre famille. On dirait que la maladie et tout le temps qu’il avait passé dans les hôpitaux, l’avaient renforci psychologiquement. Il était très fort de caractère et quand il avait quelque chose dans la tête, rien ni personne ne pouvaient le décourager ou le faire changer d’idée. Il allait toujours au bout de ce qu’il voulait faire." En effet, le petit Gabriel était né avec des poumons faibles, il souffrait d’une maladie pulmonaire depuis sa naissance. Ce qui fait que dans son enfance, il devait souvent être hospitalisé pour recevoir des traitements. Vers l’âge de 11 ans, alors qu’il était pensionnaire à l’hospice St-Joseph-de-la-Délivrance de Lévis, il tomba gravement malade et son état devint si critique que les sœurs de la Charité décidèrent de l’envoyer d’urgence l’hôpital Laval de Québec où l'on découvrit qu'il avait développé la tuberculose. Il passa finalement 18 mois dans cet hôpital. C’est peu de temps après le début de ce long séjour qu’une religieuse de l’hôpital Laval fut prise d’affection pour lui et lui procura auprès d’un bienfaiteur un appareil radio qu’elle plaça en permanence sur sa table de chevet afin qu’il puisse écouter la musique et le hockey. Fait très rare à cette époque, cette religieuse aimait beaucoup le hockey et c’est elle qui en premier l’initia à ce sport et lui fit connaître Maurice Richard. C’est donc pendant cette période qu’est né la deuxième grande passion de Gabriel, celle du hockey qui a presque égalé celle qu’il avait pour la musique. Lorsque à la fin de ce long séjour à l’hôpital, il put finalement sortir et retourner chez lui dans sa famille à St-Marcellin, c’est lui qui fit connaître le hockey à ses frères. Son frère Jean-Louis en devint alors presque aussi passionné que lui. Quand on considère tous les accomplissements de Gabriel, on ne peut s’empêcher de se demander d'où un homme aussi fragile physiquement pouvait bien puiser ses forces. Un médecin qu'il avait consulté à l'âge de 20 ans, ne lui avait donné que 10 ans de plus à vivre. Heureusement, Gabriel ne l’a pas cru et il s’est promis de revenir plus tard lui prouver qu’il avait eu tord. C’est ce qu’il fit quand il eut l’occasion de retourner le consulter une vingtaine d’années plus tard. Personnellement, je crois que ses forces lui venaient de ses deux grandes passions, la musique et le hockey, et aussi de sa grande foi chrétienne. Nulle doute qu’avec ses talents musicaux, il aurait pu maîtriser n’importe quel instrument de musique, mais parce que sa famille était très pauvre, le seul instrument auquel il avait accès dans son enfance était l’harmonica de son père. À mon avis, ce fut une chance pour lui car c’est un instrument à vent, dont la pratique fut très bénéfique pour renforcer ses poumons. Toute sa vie, il a pratiqué l’harmonica environ 2 heures par jour, je crois que sans cet exercice ses poumons malades n’auraient sans doute pas pu tenir le coup jusqu’à 69 ans. Je pense aussi que le hockey lui fut aussi très salutaire. Pendant son adolescence, il passait tous ses jours de congé en hiver à jouer au hockey avec ses frères. Cela aussi a dû beaucoup l’aider à augmenter ses capacités pulmonaires défaillantes. Sa grande foi chrétienne lui a sans doute été aussi d’un grand secours car il priait à tous les jours et il est maintenant admis scientifiquement que la prière qui est une forme de méditation qui est très bonne pour la santé. Malheureusement, malgré son mode de vie très sain, sa faiblesse pulmonaire a quand même graduellement empiré pour finalement devenir une maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) et c'est ce qu'il l'a emporté finalement. Au salon funéraire, j’ai parlé avec plusieurs visiteurs qui étaient nombreux et j’ai constaté que la grande majorité d’entre eux étaient des employés retraités ou actuels de l’hôpital St-Luc, l’endroit où il travaillé pendant près de 30 ans et qu'il a quitté lorsqu’il a pris sa retraite en 1992. Ces nombreuses personnes qui ne l’avaient pas oublié après tant d’années de séparation ainsi que les choses qu’ils m’ont dites sur lui, prouvent qu’il avait été beaucoup aimé et apprécié dans son milieu de travail, ce qui confirme ses grandes qualités de cœur et sa grande humanité. Une de ces personnes m’a appris une facette de Gabriel que je ne connaissais pas, il avait un grand sens de l’humour et aimait bien jouer des tours à ses compagnons et compagnes de travail. J’ai aussi parlé avec ses sœurs et j’ai constaté qu’elles le voyaient comme le pilier de la famille. C’était un frère qui les avait beaucoup aidé et sur qui elles pouvaient toujours compté. Gabriel était un être vraiment unique et exemplaire, d’une grande générosité et humilité. Il a été honoré à plusieurs reprises sans l’avoir jamais demandé à qui que ce soit. Ces récompenses le rendaient très heureux mais il se demandait toujours s’il les méritait suffisamment. Pour ma part, je pense qu’il n’a malheureusement pas eu le temps d’être récompensé à la hauteur de son mérite et qu’il aurait du en recevoir beaucoup plus. Georges Vaillancourt 16 mars 2008 Hommage à un grand homme qui nous a quittés! À toute la famille des Labbé et à celle des musiciens folkloristes, En cette occasion du départ d’un artiste qui a toujours eu au cœur cette préoccupation de la survie des traditions à conserver et à transmettre, nous nous unissons à la famille proche comme à celle des artistes pour vous témoigner notre peine et vous exprimer notre admiration pour l’homme très simple qu’il est mais aussi pour l’artiste généreux qui laisse de nombreuses empreintes culturelles de son passage dans nos vies. Un seul souhait : « Que tout ce qui a marqué sa vie autour de la musique soit l’héritage qui continuera à grandir à travers la relève qui s’éveille comme avec ceux et celles qui partagent leur passion pour le patrimoine québécois. À vous les proches, recevez nos sincères pensées en ces temps de douleur et consolez-vous en vous rappelant que Gabriel en a marqué plus d’un, tout comme son frère Jean-Louis, et que les mémoires sauront le garder bien vivant en le perpétuant dans le présent comme dans le futur ! » Madame Thérèse Rioux, violoneuse de Forestville, se joint aux membres du conseil d’administration de notre organisme en saluant avec le plus grand respect et la plus vive admiration l’unique Gabriel Labbé.
Béatrice
Desrosiers-Lechasseur, présidente
Société des Arts et Traditions Folkloriques Inc.
17 mars 2008
Publié sur le forum QueTrad · Café de la Musique Trad Québécoise
Re: nouvelles tristes, décès de Gabriel Labbé hier matin / sad news, Gabriel Labbé Nouvelles tristes, bien sûr . . . Monsieur Yerxa est un harmoniciste qui habite en Californie 18 mars 2008 Nous offrons nos plus sincères condoléances à la famille de celui qui, par conviction, a su instruire les gens à la musique traditionnelle; aux racines de celle-ci. Le travail réalisé par Gabriel Labbé est et demeurera une source d’inspiration pour poursuivre la conservation et la mise en valeur de notre histoire musicale au Québec. Nous gardons de bons souvenirs des prestations musicales faites ensemble. Susie Lemay et Denis Pépin
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